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 Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

 

Rapport sur le financement du transport en commun

Les automobilistes seront les premiers à profiter d’un meilleur financement

 

Québec, 24 janvier 2003. Le Comité régional des usagers du transport en commun (CRUTEC), le Conseil régional de l’environnement – région de la Capitale nationale (CRE-Capitale nationale) et Vivre en Ville sont satisfaits du rapport de M. Bernard Angers sur le financement du transport en commun à Québec. Les recommandations émises dans le rapport, dont plusieurs provenaient des trois groupes, permettront d’assurer un meilleur financement du transport en commun dans la région et de développer des projets concrets visant à réduire la dépendance automobile.

 

L’augmentation du budget du ministère des Transports du Québec (MTQ) pour le transport en commun est attendue depuis plus de cinq ans. « Cette augmentation va permettre aux sociétés de transport d’avoir plus de marge de manœuvre concernant les immobilisations, surtout l’achat d’autobus neufs, et aussi d’autobus autres que les planchers surbaissés comme des bus écologiques. De plus, l’inclusion des nouvelles technologies dans le financement permettra de moderniser une partie des outils de gestion du réseau et d’offrir un meilleur service », pense Mathieu Cyr, coordonnateur du CRUTEC. Cependant, l’indexation des titres de transport selon l’IPC n’est pas souhaitable. « Les usagers payent déjà plus que leur part. L’augmentation du titre de transport en commun adulte depuis 1992 dépasse grandement celle de l’IPC (46 % contre 17 %). De plus, on ne va pas chercher de nouveaux clients en augmentant les prix », affirme M. Cyr.

 

Souhaitées par les trois organismes, les mesures fiscales proposées dans le rapport devront s’appliquer rapidement. « C’est une question d’équité entre automobilistes et utilisateurs du transport en commun. Les mesures fiscales actuelles encouragent les employeurs à fournir le stationnement plutôt que le titre de transport. Cette situation doit être corrigée tel que le recommande le rapport.», souligne Jérôme Vaillancourt, directeur général de Vivre en Ville. De fait, à l’instar des agglomérations américaines et européennes, les déductions des titres de transports pour les travailleurs et les employeurs et l’imposition du stationnement fourni par l’employeur, constituent des atouts pour rendre le transport collectif plus attrayant. Ces mesures, couplées à une politique de gestion du stationnement, facilitent le transfert modal.

 

L’augmentation et l’indexation de la taxe sur l’immatriculation et la taxe sur l’essence sont nécessaires. « Mais l’argent récolté doit servir prioritairement au développement de nouvelles infrastructures et pour la mise en œuvre de projets concrets », affirme Alexandre Turgeon, directeur général du CRE-Capitale nationale. « C’est grâce à la taxe de 1,5 cent que l’Agence métropolitaine de transport a pu relancer le transport en commun à Montréal, augmentant de 2 à 3 % l’achalandage par année depuis 1996. Les automobilistes seront les premiers à bénéficier d’un réseau routier rendu plus fluide par un système de transport en commun plus efficace, car mieux financé », conclut M. Turgeon.

 

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Source :  Pascal Laliberté, 522-0011 # 223

           

M. Mathieu Cyr               M. Alexandre Turgeon                      M. Jérôme Vaillancourt

            CRUTEC, 648-1242         CRE-Capitale nationale, 524-7113    Vivre en Ville, 522-0011 #222