
COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate
l’environnement et la
qualité de vie
Québec, le 11 mars 2003. Équiterre, Vivre en Ville et le
Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ), ont
accueilli favorablement plusieurs des mesures proposées dans le Budget
2003-2004 déposé aujourd’hui par le Gouvernement du Québec.
Le Budget annonce des mesures exceptionnelles par des
investissements supplémentaires en matière de logement social et coopératif et
à la création des centres de la petite enfance (CPE). Les organismes souhaitent
cependant que les critères de localisation permettent de rentabiliser les
infrastructures urbaines (transport collectif et autres) tout en répondant aux
besoins des familles situées dans les quartiers centraux des villes et villages
du Québec. Ces facteurs devraient être pris en compte pour éviter que ces
programmes constituent des moyens d’accompagnement de l’étalement urbain.
Parmi les mesures sociales, les organismes se réjouissent des
éléments relatifs à la conciliation travail-famille, au lancement du Fonds
québécois d’initiatives sociales combinant le mécénat, l’augmentation de 10M$
par année du soutien à l’action communautaire autonome et la prolongation du
programme d’achat-rénovation d’immeubles communautaires
En matière de transport collectif, sans que le Budget n’identifie
directement de nouveaux investissements pour les infrastructures, le
Gouvernement du Québec s’affiche en précurseur au Canada en annonçant que les
salariés pourront désormais déduire de leur revenu imposable le coût de leurs
laissez-passer de transport en commun. « Il s’agit d’une demande réitérée
depuis plusieurs années tant au fédéral qu’au Québec. Nous nous réjouissons
d’apprendre que le Gouvernement du Québec s’y engage et innove et espérons que
cette stratégie mènera le fédéral à faire de même » affirme Jérôme
Vaillancourt, directeur général de Vivre en Ville. Il est à souhaiter que
l’éventail de mesures fiscales s’élargira afin de soutenir le développement de
l’achalandage du transport collectif et d’autres comportements responsables en
matière d’environnement.
Équiterre, Vivre en Ville et le RNCREQ auraient souhaité de
nouveaux investissements pour les infrastructures en matière de transport en commun,
d’infrastructures urbaines pour le vélo et de soutien à l’agriculture
biologique.
Alexandre Turgeon, vice-président du RNCREQ, s’est dit heureux des
investissements et des moyens financiers associés à la mise en œuvre de la
politique nationale de l’eau et de l’appui aux organismes de gestion par bassin
versant.
« La reconduction du programme d’efficacité énergétique pour
les ménages à budget modeste constitue également une excellente nouvelle »
selon Sidney Ribaux, coordonnateur d’Équiterre. Ce programme, lancé en 1999,
devait prendre fin le 31 mars prochain. Il est offert par onze organismes
communautaires dans huit régions du Québec et il a permis à environ 15 000
ménages à faible revenu de recevoir gratuitement la visite de conseillers et de
techniciens qui effectuent des travaux mineurs d’isolation et d’économie
d’énergie à leur logement et qui donnent des conseils personnalisés.
Les groupes saluent également l’initiative du Gouvernement du
Québec en regard des mesures associées à la mise en œuvre du protocole de
Kyoto. L’abolition des droits d’immatriculation pour les véhicules hybrides et
électriques, la détaxation des biodiésels, les investissements de 10M$ pour la
récupération des biogaz des sites d’enfouissement sanitaire constituent d’excellentes
mesures pour favoriser la réduction des émissions de gaz à effet de serre
(GES). Bien entendu, les organismes souhaitent que le Gouvernement accélère ses
investissements stratégiques visant à réduire les GES, à améliorer la qualité
de l’air et notre qualité de vie au cours des prochaines années.
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Sources :
Jérôme Vaillancourt, Vivre en Ville, cell. :(418)
570-5038/bur. (418) 522-0011 #222
Sidney Ribaux, Équiterre, cell. :(514)
910-2024/bur. :(514) 522-2000 #224
Alexandre Turgeon, RNCREQ, cell. : (418)
571-0537/bur. :(418)