Communiqué
Mauvaise
desserte du secteur Gaudarville
Le
président du CRUTEC, Jérôme Vaillancourt, pense
que les entreprises qui ont fait le choix daller sinstaller
loin du centre doivent assumer une partie des coûts reliés
à la desserte en transport collectif pour leurs employés
et leurs clients : «Il est inacceptable que les contribuables
aient payé lélargissement de la route de lAéroport
et toutes les améliorations du réseau routier dans le
secteur. Ces commerces ont choisi de sinstaller dans un marais
démuni en service. Quils assument les coûts de leur
choix et ne fassent pas payer lensemble de la collectivité
pour améliorer la desserte en transport en commun ! ».
Toujours selon M. Vaillancourt, « il faudrait appliquer un programme
où les employeurs participent à part égale avec
la Société de transport de Québec (STQ), sur le
modèle du projet-pilote du Ministère des Transports du
Québec. Cela permettrait de financer lamélioration
de loffre en transport collectif dans ce secteur, de responsabiliser
les employeurs et de ne pas nuire à la desserte des autres circuits
du réseau actuel ». Pascal
Laliberté, coordonnateur du CRUTEC, affirme que « ce problème
est lune des multiples conséquences dun aménagement
du territoire qui privilégie lautomobile et lautoroute
comme outil de développement. Les commerces à grande surface
ne font pas des choix responsables en terme social et environnemental,
ce qui a de lourdes répercussions économiques. Ils contribuent
ainsi à accentuer la dépendance automobile des résidents
de toute lagglomération de Québec. Bientôt,
ces commerces iront sinstaller sur le bord de lautoroute
40 à Neuville, uniquement parce que le coût des terrains
est bas, sans même réfléchir à comment leurs
employés et leur clientèle va pouvoir sy rendre
!». Alexandre
Turgeon, directeur général du CRE-Capitale nationale,
renchérit : « Il sagit dune belle illustration
des impacts de labsence de planification du développement
des différentes activités, quelles soient résidentielles,
commerciales, de travail ou de loisir, de même que de labsence
dintégration entre celles-ci ». Les trois porte-parole
sentendent sur le fait quil est grand temps davoir
une stratégie intégrée en matière daménagement
du territoire, de transport et denvironnement pour le développement
futur de la nouvelle Communauté métropolitaine de Québec.
-30-
|