CRUTEC
 
CRE

COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate

Hausse des tarifs de la STCUQ
Prématurée et injustifiée !


Québec, le 6 décembre 2001. Le Comité régional des usagers du transport en commun (CRUTEC) et le Conseil régional de l’environnement – région de la Capitale nationale (CRE-Capitale nationale), trouvent non justifiée et prématurée la hausse des tarifs prévue pour janvier 2002. Selon les représentants de ces deux organismes, toutes les catégories de tarifs devraient plutôt être gelées, voire même diminuées progressivement.

Le représentant du CRUTEC, Pascal Laliberté, mentionne que les usagers ont déjà fait plus que leur part en matière de financement du transport en commun. « C’est le financement des gouvernements provincial et fédéral qu’il faut augmenter, pas les tarifs ! Les gouvernements doivent maintenant investir massivement dans les transports collectifs, tant au niveau des infrastructures que du fonctionnement si on ne veut pas que Québec devienne, dans un avenir rapproché, une région reconnue que pour ses stationnements de centre d’achats et ses autoroutes ! Présentement, le gouvernement du Québec aime mieux financer les routes. Le fédéral, pour sa part, ne fait rien du tout en matière de transport en commun ».

La décision d’augmenter les tarifs est prématurée, selon Alexandre Turgeon, directeur général du CRE-Capitale nationale. « Il faut attendre le nouveau cadre de financement des sociétés de transport, dont le dépôt est prévu dans quelques mois, avant de prendre une décision concernant la tarification. Et ce n’est pas en augmentant les tarifs que l’ont va augmenter l’achalandage, bien au contraire », ajoute M. Turgeon.

Pour M. Laliberté, les impacts négatifs de la hausse des tarifs sont nombreux. « Il est clair que stratégiquement, à long terme, ce n’est pas une bonne décision. Des usagers vont encore délaissés l’autobus pour prendre l’automobile. Les routes de la région seront congestionnées encore plus et la dépendance automobile augmentera au lieu de diminuer, ce qui occasionnera plus de pollution, plus de bruit, plus d’accidents et moins de mobilité pour les personnes défavorisées ! Le gel des tarifs doublé d’un financement public provincial et fédéral plus substantiel est sans doute une meilleure solution », conclut M. Laliberté.

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Source :

Pascal Laliberté
Tél. : 648-1242

Alexandre Turgeon
Tél. : 524-7113